Ville de Montmagny
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Secteur de la place de l'Église

L'histoire de cet important secteur a été marquée par plusieurs évènements. La construction de l'église Saint-Thomas entre 1771 et 1780, à la suite du départ forcé de la Pointe- à-la-Caille, a entraîné la formation d'un nouveau village. Les habitants ne tardèrent pas à se regrouper autour de l'église, laquelle constitua pour un temps le noyau de la vie villageoise. Il fallut peu de temps pour que de petites rues soient ouvertes et façonnent un environnement relativement urbain au nord de la rivière du Sud.

Vers 1820, Montmagny cesse d'être un village rural pour former un petit bourg et un centre de services. On y trouvera bientôt un marché et plusieurs artisans, marchands et professionnels construisent leur maison à proximité de l'église.

Au début du XXe siècle, ce secteur accueille de petites manufactures : une fabrique de cercueils, rue Saint-Louis, une tannerie, rue Sainte-Marie, trois imprimeries, rues Saint-Thomas, Saint-Augustin et Saint-Jean-Baptiste, deux fabriques de boissons gazeuses, rues de la Fabrique et Saint-Étienne et enfin, une petite fabrique de médicaments, rue Saint-Jean-Baptiste.

À partir du XIXe siècle, d'autres bâtiments institutionnels tels que le couvent, le collège des frères du Sacré-Coeur, le bureau de poste et le manège militaire ont également modifié l'architecture de la ville. Leurs fonctions ont généré une activité de type urbain.
Église Saint-Thomas

Église Saint-Thomas

1, place de l'Église

Construite entre 1949 et 1953, l'église Saint-Thomas que l'on peut apercevoir aujourd'hui est en quelque sorte la sixième église de la paroisse et la cinquième à être érigée sur ce site. La première église de la paroisse Saint-Thomas a été élevée au début du XVIIIe siècle à la Pointe-à-la-Caille, en bordure de l'embouchure de la rivière à la Caille. Il faut attendre le début des années 1770 pour voir une église sur les lieux actuels. Parachevé en 1780, le second temple de la paroisse subit plusieurs modifications en 1821. En 1898, l'architecte Georges-Émile Tanguay agrandit considérablement le temple et lui donne une façade de style palladien avec un large fronton et des colonnes. Des modifications importantes y sont apportées en 1922 alors que l'architecte Pierre Lévesque construit une façade avec deux tours très massives. Malheureusement, ce temple sera la proie des flammes le 31 octobre 1948.

Ironie du sort, la destruction de l'église Saint-Thomas concorde avec le début des pourparlers sur la légitimité de créer un nouveau diocèse sur la Côte-du-Sud. Ce n'est donc pas un hasard si l'architecte Albert Leclerc donne des allures de cathédrale au nouveau temple à construire. C'est finalement la paroisse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière qui recevra le siège du nouveau diocèse en 1951. De façon générale, l'église Saint-Thomas répond aux caractéristiques communes au style néogothique. Son carillon de quatre cloches est surmonté par une longue flèche qui domine le paysage. Toutefois, la diversité des volumes de ses ouvertures en forme d'ogive, ses murs en pierre de granit taillée, son toit en cuivre et ses portes ornées de scènes religieuses en cuivre repoussé lui confèrent une allure qui donnera le ton aux églises modernes. Son intérieur présente également des éléments traditionnels traités de façon contemporaine. Il comprend un choeur en saillie et une voûte arquée. On y trouve 414 bancs et trois autels.

Presbytère de Saint-Thomas

140, rue Saint-Jean-Baptistes Est

Le presbytère de la paroisse Saint-Thomas se situe juste au sud de l'église. Il a été construit à partir des ruines du précédenten 1870, à la demande du curé Louis-François-Léon Rousseau. Il a subi des transformations importantes en 1899. Les traits architecturaux du bâtiment peuvent être associés aux styles monumental et néoclassique. C'est ce dernier qui domine, notamment dans la fenestration et par l'ajout de consoles sous le larmier du toit. À l'avant du presbytère, le tocsin que l'on apercevait au début des années 1800 a fait place à un mât de pavillon. Celui-ci servait à transmettre des messages.

Maison Nazaire-Bernatchez

32-36, de l'Église

Cette maison a été construite avant 1880. Elle fait partie d'un domaine agricole que possédait le cultivateur Eugène Bernatchez dans les années 1870. Cette maison appartient à la famille Bernatchez depuis sa construction. Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille accueille le premier de cette famille en 1739 : Jean Barnèche. Elle a abrité Nazaire Bernatchez, un marchand spécialisé dans la vente de farine, pommes de terre, grains et produits d'épicerie et qui fut également le premier maire de la ville de Montmagny. La maison Nazaire-Bernatchez est un bel exemple de l'esprit néoclassique qui domine l'architecture québécoise à la fin du XIXe siècle.

Ancien bureau de poste

118, rue Saint-Jean-Baptiste Est

Cet édifice public a été construit en 1906 selon les plans de l'architecte Thomas Fuller. Celui-ci est bien connu pour avoir dessiné ceux du parlement d'Ottawa, entre 1859 et 1867. L'architecture du bureau de poste de Montmagny est difficile à qualifier. On peut y voir un éclectisme victorien en raison de ses grandes lucarnes et des consoles entre la chute du toit et la façade qui, à l'origine, comprenait deux entrées avec escaliers. La façade est surmontée par une lucarne imposante et stylisée où l'on peut lire les lettres « E.R ». Ces lettres renvoient à l'expression Eduardus Rex, transcription latine de « Règne d'Edouard », en référence au roi d'Angleterre Édouard VII, couronné en 1902.En 1934, on procéda à un agrandissement de l'ensemble vers le nord. Sir Étienne-Paschal Taché, en 1832, semble être le plus ancien maître de poste à Montmagny, d'autres lui succèdent dans les années qui suivirent. Mentionnons que le premier maire de Montmagny, Nazaire Bernatchez, a également assumé cette responsabilité entre 1878 et 1879, de même que Joseph-Gaudiose Paradis, entre 1898 et 1912.

Maison sir Étienne-Paschal-Taché

37, avenue Saint-Marie

La maison sir Étienne-Paschal-Taché a été construite entre 1821 et 1828 pour le médecin Étienne-Paschal Taché, reconnu aujourd'hui comme l'un des Pères de la Confédération canadienne. Les caractéristiques architecturales de la maison correspondent à l'architecture néoclassique. À la fin des années 1820, la maison Taché était la plus grande résidence de Saint- Thomas, après le manoir seigneurial d'Antoine-Gaspard Couillard.

En 1855, son propriétaire y fait des changements importants, souhaitant probablement mieux accueillir les plus hautes personnalités du pays. Après avoir rallongé sa résidence vers l'est, il la dote d'une cuisine spacieuse au rez-de-chaussée. À l'étage, il fait construire des chambres supplémentaires pour les domestiques. Au sud, il entreprend d'aménager une grande véranda permettant d'avoir un accès visuel sur le jardin. Au nord, il ajoute une galerie puis une tourelle qui offre une belle vue sur le fleuve. La seconde tourelle, que l'on voit encore aujourd'hui, a pour sa part une fonction purement esthétique. Elle a probablement été construite après 1883. Cette maison a été occupée par la famille Taché et ses descendants jusqu'en 1884.

Maison Joseph-Octave-Beaubien

100, rue Saint-Jean-Baptiste Est

Cette maison a été construite entre 1852 et 1855. Avant son érection, une école de l'Institution royale se retrouvait sur le site de même qu'une maison en bois où résida le médecin Joseph-Octave Beaubien. La maison Joseph-Octave-Beaubien possède une architecture dite monumentale. Mais elle se situe à la fois dans les styles palladien et néoclassique, en raison de certains éléments architecturaux.

Parmi les occupants de cette résidence somptueuse, on compte des personnalités importantes. Le premier est Joseph-Octave Beaubien, célèbre pour avoir été député libéral dans le comté de Montmagny à la Chambre d'Assemblée de la province du Canada en 1858, 1861 et 1863. Au début du XXe siècle, elle passe aux mains de la famille Rousseau, reconnue principalement pour leur entrepreneurial dans le milieu industriel (Electrical Manufacturing et Rousseau Métal). La famille Rousseau la possèdera jusqu'en 1987, année où elle sera transformée en auberge.

Maison Joseph-L-Gagnon

97, rue Saint-Jean-Baptiste Ouest

Cette maison a été construite en mai 1916 et peut-être selon les plans de l'architecte lévisien Lorenzo Auger. Elle se situe dans la partie la plus urbanisée de Montmagny. Ce bâtiment répondait parfaitement au besoin de son propriétaire qui comptait y exploiter une pharmacie et y loger à l'étage. Son architecture étonnante est difficile à qualifier. L'éclectisme est omniprésent. Il s'agit d'un petit édifice en briques rouges de type vernaculaire américain où une influence néogothique est révélée par une remarquable fenestration. Elle a subi plusieurs modifications au cours des ans.

Cette maison s'élève sur le site de l'ancienne boutique du sellier J. H. Fortier. En mai 1916, le docteur Joseph-Ludger Gagnon fit enlever cet atelier pour construire l'édifice actuel de la pharmacie. Il a certainement demandé à un architecte de dessiner les plans, car le dessin architectural de l'ensemble a été reproduit sur une carte postale datant possiblement de 1916. À cette époque, ce médecin tire son épingle du jeu malgré une faillite survenue en 1923. Vendue à l'enchère, sa maison passe aux mains de l'architecte de Lévis Lorenzo Auger (1879-1942). Gagnon réussit toutefois à récupérer cette maison en 1925, mais il doit la revendre deux ans plus tard à Antoine Bélanger, un médecin de Saint-Aubert. Quittant Montmagny pour Québec, Gagnon décide alors de se faire construire un laboratoire et un garage, rue Laval, selon les plans de Lorenzo Auger. Il fait donc une tentative dans la production et la commercialisation de médicaments contre la grippe, la faiblesse, l'anémie et les maux appelés Remèdes Faguet. L'entreprise semble connaître le succès. Gagnon rachète sa maison à Montmagny. Il y ouvre sa fabrique d'élixirs qui permet alors de fabriquer cinq variétés de remèdes. Après son décès, l'immeuble passe aux mains du pharmacien de Québec Charles A Bergeron, en 1941, puis à Denys Thibault en 1968.

Maison Thomas-Thibault

37, rue Saint-Jean-Baptiste est

Cette maison a été construite vers 1874. Se situant aujourd'hui dans un secteur très urbanisé de Montmagny, elle a pourtant fait partie d'une propriété agricole durant plusieurs décennies. Ceci explique sa localisation en retrait de la rue Saint-Jean-Baptiste. Cette maison est l'un des rares exemples à Montmagny de la subsistance du toit mansardé à quatre versants. Ce type de toit permet l'ajout d'un gain d'espace. Se rattachant au style Second Empire, elle a une jumelle quasi identique à Québec dans un secteur de villas.

On attribue la construction de cette résidence à Thomas Thibault. Une tradition orale veut que ce menuisier l'ait lui même construite. Après son décès, en 1885, la maison passe aux mains de sa femme Flore Bernatchez. En 1898, celle-ci la donnera à son frère cultivateur Eugène Bernatchez. Cette restera la propriété de la famille Bernatchez jusqu'en 1986. À partir de 1934, les descendants y exploitent une conserverie. En 1938, de 1 200 boîtes de tomates, 240 boîtes de maïs et 200 boîtes de légumes en macédoine y ont été fabriquées. Quant à elle, la propriété agricole sera morcelée au cours des années, notamment pour l'ouverture de la rue Michon au nord de la propriété.

Maison Amable-Bélanger

5, rue Saint-Jean-Baptiste ouest

Cette étonnante maison a été construite en 1906 par Amable Bélanger, et selon les plans de l'architecte Georges-Émile Tanguay (1893-1915). Bélanger est le fondateur d'une industrie très importante qui portera son nom durant plus d'une centaine d'années. Destinée à son fils Amable, cette résidence se situe juste en face de l'entreprise familiale. Elle était sans l'ombre d'un doute la plus vaste et la plus luxueuse maison de Montmagny au début des années 1900.

L'examen de l'intérieur de ce bâtiment permet d'apprécier ce qui était réservé au jeune Amable. Le sous-sol comprend une chaufferie, une soute à charbon, une buanderie, une chambre froide et un cellier. Le rez-de-chaussée pour sa part est composé d'un salon, d'une bibliothèque, d'une salle à manger, d'une salle de jeu pour les enfants et les cuisines. L'étage est occupé par six chambres à coucher. Deux d'entre elles sont réservées aux domestiques. Les Bélanger l'habitent jusqu'en 1918 et la louent par la suite à Philippe Béchard. Ce dernier est un des actionnaires de l'usine Bélanger et un important homme d'affaires à Montmagny. Il vendra cette maison en 1934 à T.E. Boudreau. Cet ancien hôtelier de Rivière-du-Loup la convertira en hôtel et la nommera Château canadien.

L'examen des caractéristiques de cette résidence se réfère à l'architecture néogothique et néo-Queen-Anne. Ce style plutôt éclectique fait référence à Anne Stuart qui a été reine de l'Écosse et de l'Irlande de 1702 à 1714. La surcharge de son ornementation illustre bien ce style étonnant. La présence de lucarnes imposantes, de deux cheminées, de baies en saillies, d'un portique surmonté d'un balcon et de colonnes imposantes pique la curiosité. Comme cette maison a été construite par les employés d'Amable Bélanger on ne s'étonnera pas de voir une balustrade en fonte dont les motifs proviennent de la fonderie de son propriétaire. Cet édifice étonnant a attiré le regard des photographes. C'est pourquoi, on commence à imprimer des cartes postales le représentant dès le début du siècle.

Maison Alexandre-Robin

2, rue Saint-Jean Baptiste

Cette maison a probablement été construite un peu avant 1874. Elle se situe dans un secteur qui s'est très tôt industrialisé en raison de la présence de la Fonderie Bélanger à la fin du XIXe siècle. Sa localisation permettait à ses occupants de créer des liens à la fois entre les habitants de la zone urbanisée de Montmagny et ceux de la zone plus rurale où l'on trouve à cette époque de petites fermes familiales entourées de clôtures de cèdre. Cette maison québécoise possède un atout important, une cave assez haute pour avoir y loger un atelier. À ses débuts, on y trouvait sans doute l'atelier d'un cordonnier, puis à partir de 1935 probablement celui du menuisier Jean-Baptiste Robin. Avec son toit à deux versants, ses deux cheminées, ses trois lucarnes, cette résidence possède des fenêtres disposées de façon asymétrique. On notera l'inclinaison des murs de côté vers l'extérieur. En façade, la mouluration des quatre fenêtres se terminant par la forme de la virgule dite de Montmagny. Dans les années 1870, cette maison et ses dépendances appartiennent au cordonnier Alexandre Robin. Cette résidence passera aux mains de ses descendants qui la conservent durant plusieurs années. Elle sera achetée par Eutrope Méthot en 1946. Ce dernier la lèguera à Jeannine Méthot en 1977.

La maison Albert-Normand

77, avenue de la Gare

Cette maison a sans doute été construite en 1907. Son architecture est de style Néo-Queen Anne. L'abondance de formes (tourelle, galerie, colonnes tournées, etc.) caractérise bien cette influence, quoique l'ensemble est construit en brique rouge, signe que le style vernaculaire états-unien commence à se faire sentir dans les régions du Québec. L'examen de cette maison permet de voir qu'elle a remplit plusieurs fonctions. Elle a abrité des bureaux de professionnels, au rez-de-chaussée et à l'étage deux logements. Une vaste galerie couverte et généreusement pourvues de colonnes ceinture les côtés ouest et sud de la maison. Il est à noter que toutes les fenêtres sont ornées de vitres ornées de motifs imitant le vitrail. Il est à peu près certain que le terrain sur lequel se retrouve cette maison a accueilli d'autres bâtiments au XIXe siècle, puisque au moment de la vente de la propriété en 1907 on comptait déjà des bâtisses et dépendances. La maison précédente qui a été démolie a appartenu à Alphonse Nicole et Israel Dominique. Ainsi, en 1908, Arthur Gamache vendait la propriété au marchand Albert Normand. Ce dernier s'est peut-être fait construire cette maison après son mariage en 1904 avec Rose Proulx. Elle sera la propriété de sa famille jusqu'en 1976, au moment de son achat par l'avocat Réal Garant.

Le palais de Justice de Montmagny

25, du Palais de Justice

La construction du palais de justice remonte à la période de 1860-1862 et fait suite à la création des districts judiciaires au Canada Est. En octobre 1857, Étienne-Paschal Taché, qui s'occupe de l'ouverture de ces institutions, offre un terrain pour ouvrir une rue et ériger une cour de justice. Le 14 novembre, la municipalité de comté de Montmagny cède ce terrain au gouvernement fédéral afin qu'il procède à la construction d'un tel édifice. Le palais de Justice a été construit selon les plans de l'architecte Frederick Preston Rubidge du département des Travaux publics du Canada-Uni. Ce modèle d'édifice, dans le plus pur style néo-classique, correspond à celui qui sera généralement adopté dans les autres districts judiciaires. Fabriqué en pierre de taille provenant de Cap-Rouge et de Château-Richer, le corps principal s'étend sur 90 pieds de longueur par 45 pieds de largeur. L'annexe qui forme la prison mesure 52 pieds de longueur sur 36 pieds de largeur. Surmontée d'un fronton, la façade centrale, siège du tribunal, s'avance par rapport au reste du bâtiment. Le bâtiment de Montmagny a été érigé par Henry Benson-Sinclair, entrepreneur de Québec et Joseph Skelsey de Montréal. Certains ajouts ont été faits dans les décennies suivantes : une aile à l'ouest, en 1919, une autre annexe à l'est en 1956 et une autre au nord-ouest en 1962. L'aile renfermant la prison a été en activité jusqu'en 1975.

Parmi les faits qui ont marqués ce bâtiment, notons les deux sentences de pendaison qui ont été exécutées dans la cour intérieure, l'émeute de 1962 provoquée par une dizaine de prisonniers et enfin le procès le plus retentissant qui eut lieu dans la salle de tribunal, fut celui du criminel Jacques Mesrine et de sa complice Jeanne Schneider.

La maison Hubert-Hébert

190-192, avenue de la Gare

Il est difficile de situer à quel moment cette maison a été construite. Il est tout à fait plausible qu'elle ait été érigée par le notaire Hubert Hébert à la fin des années 1870. En 1878, ce dernier faisait l'acquisition d'un terrain avec des bâtisses du marchand Jean Hamel. De style néo-classique, cette maison à deux étages étonne par ses multiples fenêtres ornées de moulures et de petits frontons et surtout par un important fronton qui surmonte le portique de l'entrée principale. Au fil des ans, cette maison a rempli plusieurs fonctions. En 1915, l'ensemble est acquis par le notaire Joseph-Cléophas Hébert et Maurice Rousseau, alors propriétaire du journal Le Peuple. Ce dernier y établit les bureaux administratifs de son journal. La caisse populaire Desjardins de Montmagny y occupe un local après sa réouverture en 1934.

Depuis sa construction, cette maison a permis à trois générations de notaires d'exercer leur profession. Hubert Hébert pratique à Saint-Jean-Port-Joli en 1874 et s'établit sans doute à Montmagny en 1878. Son fils, Joseph-Cleophas, également notaire y réside jusqu'à son décès en 1940. Cette année-là, Georges Hébert en fera l'acquisition avec le mobilier et l'étude de son père. Il deviendra du même coup propriétaire de l'Association avicole de Montmagny, une entreprise mise sur pied par son père.

Le manège militaire de Montmagny

194, avenue de la Gare

Le manège militaire de Montmagny a été construit en 1915 pour l'entraînement des réservistes du Régiment de Montmagny. Le gouvernement du Canada a fait l'acquisition du terrain en 1915 conséquemment à un acte d'échange avec la veuve d'Hubert Hébert. À la suite de cette transaction, Mme Hébert redevient propriétaire du terrain, et de l'ancien manège militaire construit dessus, aujourd'hui nommée la Maison Joseph-Octave-Beaubien. L'architecture du bâtiment respecte les standards des manèges militaires de «type B». Conçu pour accueillir trois compagnies de milice, l'édifice a d'abord été connu sous le vocable «l'arsenal».

Plusieurs groupes de Réserve ont occupé cet édifice. Le Régiment de Montmagny, les Fusilllers du Saint-Laurent, puis à partir de 1964, la 59e batterie du 6e Régiment d'artillerie de campagne du Canada. L'actuel Corps de cadets 2591 Optimiste Montmagny l'utilise depuis l'année de sa création en 1956. C'est avec une grande fierté que les militaires responsables du manège conservent et protègent l'allure du bâtiment, ainsi que les quatre caronades britanniques se trouvant devant la façade. Datant du milieu du XIXe siècle, ces canons pouvaient tirer des boulets allant jusqu'à de 32 livres.

Le valeur patrimoniale de cet édifice à été reconnu par le Bureau d'examen des édifices fédéraux à valeur patrimoniale (BEEFVP), en 1991. Il est d'ailleurs l'un des manèges militaires de type B les mieux conservés au Québec. Cette reconnaissance nationale et son lien avec la riche histoire militaire de Montmagny et celle du reste du Canada, lui confèrent ainsi un grand intérêt patrimonial.

L'ancienne gare ferroviaire

4, de la Station

L'arrivée du chemin de fer entre Lévis et Montmagny en décembre 1855 marque une étape importante dans l'histoire de la Côte-du-Sud. Durant quatre ans, Montmagny sera le terminus de cette nouvelle voie de communication. En octobre 1859, toutefois l'ouverture de la ligne entre Lévis et Rivière-du-Loup fut aussi tout un évènement. Plusieurs personnalités dont Étienne-Paschal Taché et les directeurs du chemin de fer du Grand Tronc inaugurèrent avec grande joie ce tronçon. Le chemin de fer contribuera dans les années suivantes à l'essor économique de Montmagny.

De fait, certains industriels sont attirés à Montmagny en raison de la présence du chemin de fer. Il faut mentionne Amable Bélanger qui ouvre sa fonderie en 1872. Dans les années 1890, Arthur Napoléon Normand installe à proximité de la gare son importante manufacture de machineries agricoles. Tout le secteur à l'ouest de la ville devient industriel dans les années suivantes.

Afin de répondre aux besoins de plus en plus pressants des voyageurs, la compagnie de l'Intercolonial délaisse un petit abri pour la construction de cette gare plus fonctionnelle en 1880. Comme la plupart des bâtiments destinés à l'accueil des passagers du train en milieu rural, cette gare était habitée par le chef de gare et sa famille. Le bâtiment a subi une rénovation en 1986 et la Ville de Montmagny décide de la sauver du pic des démolisseurs par son acquisition en 1998. Les caractéristiques architecturales de celle-ci sont très semblables aux autres qui bordent le chemin de fer dans la région. Avec son toit mansardé, elle possède trois lucarnes au sud et s'est allongée vers l'est avec les années. À l'ouest, l'ensemble est prolongé par un porche.

Maison Charles-Poliquin

90, rue Saint-Thomas

Cette maison a probablement été construite au début des années 1890 par le marchand Charles Poliquin. Les caractéristiques de cette maison correspondent de façon générale au style second-empire. Le toit mansardé se termine par un petit larmier orné de modillons. Ornée de fenêtres cintrées, la tour en pierre ajoute une grande massivité à l'ensemble. Celle-ci est flanquée par une galerie reposant sur d'imposants pilastres et par deux escaliers tournés. Certains éléments de l'ornementation tel que le fronton et les lucarnes donnent un éclectisme quais victorien à l'ensemble.

On ne connaît pas trop les liens unissant Charles Poliquin à cette maison. Toutefois, dans les documents d'enregistrement, il est question d'une bâtisse à assurer sur une propriété appartenant à Charles Poliquin. Il est certain toutefois que le Séminaire de Québec en prend possession, mais pour la revendre à Philippe-Auguste Choquette (1854-1948) en 1890. Il vendra ce bâtiment à Dame Milla Blais en 1906. Celle-ci la revend aussitôt la maison à Joseph-Gaudiose Paradis (1860-1924). Parmi les propriétaires de cette maison, mentionnons également Joseph Prévost qui se fait connaître comme fabriquant d'eaux gazeuses dans les années 1930. Celui embouteillent alors le Ginger Ale, le Crema Soda, l'eau minérale et un breuvage appelé cidre, probablement du jus de pommes.

La maison Maxime Dubé

100, rue Saint-Thomas

Cette maison a été construite avant 1877 et elle a fait partie d'un ensemble de deux maisons séparés par un hangar pouvant servir de magasin. Apparaissant sur une illustration de 1881, elle a surtout été habitée par des artisans. Se référant au style Second empire avec son toit mansardé recouvert de tôle à la canadienne et ses deux étages, cet édifice possède un bel équilibre par ses ouvertures ornées de moulures appelées virgule de Montmagny. Récemment rénovés à partir de photographies, le rez-de-chaussée et sa vitrine reflètent l'ancienne fonction commerciale du bâtiment.

Le ferblantier Maxime Dubé et son épouse Sophie Amabilis Fitzbacken sont les plus anciens occupants et propriétaires connus de cette maison. Dans les décennies suivantes, elle passe aux mains du marchand Jean-B, Alfred Lépine et du cultivateur Jean-Baptiste Côté. En 1888, elle est achetée par l'orfèvre et bijoutier Amédée Côté. Occupant la partie résidentielle, celui-ci établit probablement au rez-de-chaussée sa boutique et son atelier. La présence de cet artisan est un signe que la ville s'urbanise et que la richesse de ses habitants augmente. Les locaux qu'il dispose lui permettent même d'accueillir la première presse du journal Le Peuple, de sa création en 1900 jusqu'en 1924. De fait, le bijoutier accepte d'y loger l'un des premiers bureaux de la première caisse populaire Desjardins de Montmagny dans les années 1910. Les bureaux de cette caisse déménagèrent plus tard dans la maison des notaires Hébert, rue de la Gare.

La maison Pierre-Boisseau

115, rue Saint-Louis

Cette maison a probablement été construite dans les années 1770. L'examen de ses côtés montre clairement le fruit de ses murs, signe qu'elle a été élevée avant 1800. Elle a subi plusieurs modifications importantes au cours des ans. Au XVIIIe siècle, elle possédait un toit à deux versants fort inclinés semblables à celui de la Maison Donald-MacKinnon. Une élévation de la toiture, sans doute réalisé au tournant du XXe siècle, lui a donnée son allure actuelle en plus de lui permettre de remplir plusieurs fonctions au cours des décennies. Avec sa galerie ornée de consoles et son avant-corps vitré qui la surmonte, l'ensemble est bien équilibré en façade.

Le plus ancien propriétaire connu de cette maison est le marchand de Québec Pierre Boisseau (1796-1869). Il a probablement hérité de cette maison par son père Nicolas-Gaspard Boisseau, notaire établi à Saint-Thomas depuis 1799. Louée de 1842 à 1847 au médecin et ancien seigneur Antoine-Gaspard Couillard, cette vaste résidence a également servie comme petit hôtel dans les années 1850, désigné sous le nom d'Hôtel Mercier. Plusieurs personnalités importantes ont acquis cette maison. Le juge Joseph-Noel Bossé (1807-1881) l'a habité dans les années 1870 alors qu'il était juge pour le district judiciaire de Montmagny. Le médecin Joseph-Benjamin Blouin, en 1882. Passant aux mains de l'entrepreneur de pompes funèbres Bonaventure Moreau de La Pocatière, en 1927, de l'industriel de Saint-André-de-Kamouraska Charles A.R. Desjardins en 1929, elle est cependant reprise par la veuve du docteur Blouin en 1932. Elle sera la propriété du médecin dentiste de Québec Wilfrid J. Leahy en 1937 et enfin du réparateur de bicyclettes Albert Blais en 1943. En 1958, l'entrepreneur de pompes funèbres Laurent Normand l'acquiert pour la transformer en salon funéraire.

 La maison Louis-Henri Blais

131, rue Saint-Louis

Cette maison a été construite avant 1899 et son architecture est de style néo-classique. Son toit à deux versants se termine en façade par un larmier très large qui recouvre presque en totalité la galerie. Fait inusité, cette galerie se situe à l'étage pour desservir les habitants des deux logements et elle est supportée par de larges consoles en bois. Cette maison a probablement été construite pour le notaire Louis-Henri Blais qui fut le premier député de Montmagny à l'Assemblée nationale sous le régime de la Confédération. En 1899, il la léguait à son gendre Louis-Philippe Sirois. Ce dernier était aussi à l'époque un homme d'affaires impliqué dans plusieurs organisations à Québec. Il fut président de la Caisse d'économie, professeur à l'Université Laval et président de la Chambre des notaires. En 1913, le notaire vendait le tout à Alexandre Proulx. Celui-ci conserva cette maison jusqu'en 1949, année où elle fut acquise par Henri Tondreau.

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Imprimé le : 23 juillet 2017