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Secteur de la rue Saint-Ignace

Étant la voie la plus directe entre l'est et le village, et le lien avec la route Nationale, la rue Saint-Ignace deviendra, à partir du milieu du XIXe siècle et jusqu'à l'érection du pont Rivard en 1952, l'une des rues les plus achalandées de la ville. Étant en dehors des limites officielles de la ville, ce secteur était alors connu comme le «Bas de la Paroisse»

Le secteur de la rue Saint-Ignace a longtemps été associé à l'industrie du bois. La scierie des Picard bordait cette artère de même que la compagnie Price qui possédaient une immense cour à bois et une desserte de chemin de fer le long de la rivière du Sud.

La vocation résidentielle de la rue Saint-Ignace est omniprésente. Le patrimoine architectural que l'on y trouve témoigne de plusieurs styles architecturaux. Certaines maisons ont conservées leur architecture d'origine. D'autres ont été transformées pour répondre aux besoins de leurs occupants.

Au niveau institutionnel, la rue Saint-Ignace a été le lieu choisi pour l'érection de la première église de la paroisse Saint-Mathieu en 1949. Cette dernière sera construite à partir d'une ancienne baraque ayant servie au camp militaire de Montmagny. Elle sera surmontée de deux petits clochers. Elle sera remplacée par une église plus imposante en 1967 de forme dodécagonale. À l'angle des rues Sainte-Anne, la rue Saint-Ignace a également accueilli le collège commercial Doyer mis sur pied par Emile Doyer et ouvert entre 1899 et 1930. Cet édifice a subi plusieurs rénovations et aujourd'hui on y trouve quelques logements.

Maison Napoléon-Fortier

159, rue Saint-Ignace

Cette maison a été construite aux environs de 1850 sur un vaste lot de terre fertile servant pour l'agriculture. Bornée à l'est par le ruisseau du Pouce, aujourd'hui disparu, et par le bras Saint-Nicolas, elle fait partie d'une série de maisons qui se construisent sur la rive sud de la rivière, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette résidence possède toutes les caractéristiques de la maison québécoise d'inspiration néoclassique. Son toit à deux versants et son larmier se prolongeant au-dessus de la galerie sont recouverts de tôle à la canadienne. Le revêtement de ses murs extérieurs est fait de tôle embossée. Il est difficile de connaître les premiers occupants de cette maison. Nous savons par contre qu'elle a connu plusieurs propriétaires au début des années 1900, notamment le sacristain Napoléon Fortier, Richard Proulx ainsi que Louis Fortier et sa femme, Amanda Bélanger, en 1940.

Église Saint-Mathieu

260, avenue Louise

Cette église a été construite entre 1965 et 1967 par l'entrepreneur J.P.A. Normand selon les plans de l'architecte de L'Islet Albert Leclerc. Sa forme dodécagonale, sa structure en béton et son recouvert de bardeaux d'asphalte rompent avec l'architecture traditionnelle religieuse du Québec. L'intérieur du temple comprend une nef à un vaisseau ornée de vitraux réalisés vers 1967 par le maître verrier français Maurice Max Ingrand. Parmi les oeuvres que l'on y trouve, on notera le chemin de croix signé par le sculpteur Pier Cloutier et, dans le choeur, une statue de saint Mathieu exécutée par Jean-Joffre Gaudreau. Le mobilier, en érable ondé, a été fabriqué par Nilus Leclerc de L'Islet.

Le site sur lequel se situe ce lieu de culte a vu s'ériger la première église de la paroisse Saint-Mathieu en 1949. Étonnamment, on se servira à ce moment d'une hutte de l'ancien camp militaire de Montmagny qui sera aménagée et éventuellement surmontée par deux petits clochers. Celle-ci pouvait accueillir 525 personnes. On lui ajoutera, au sud, deux transepts. Toutefois, la nécessité de construire un nouveau temple se fit très tôt sentir en raison de l'accroissement de la population de la ville. Dès le début des années 1960, le curé fondateur de la paroisse sera au centre des démarches pour obtenir une église plus vaste. L'église Saint-Mathieu sera inaugurée le 26 août 1967.

Maison Thomas-Talbot

191, rue Saint-Ignace

Cette maison a été construite au XIXe siècle, mais elle a été transformée considérablement au début des années 1950. À l'origine, il s'agissait d'une petite maison de colonisation sans lucarnes qui a pris l'apparence d'une résidence de style vernaculaire américain avec sa galerie et son toit peu incliné. Se situant en bordure de la rivière du Sud et dans un secteur ouvrier de la ville, elle représente l'un des rares exemples de complémentarité entre l'atelier de l'artisan et son lieu d'habitation. L'intérêt patrimonial de l'ensemble repose sur le passage couvert entre la maison et l'atelier. Le carré principal de cette maison a très certainement été construit avant 1884. Celle-ci était la propriété du menuisier Thomas Talbot. Après son décès, l'ensemble de la propriété est légué à sa fille Alexina et son mari Cyrille Bernatchez qui pratique le même métier. En 1938, les enfants des Bernatchez héritent des bâtiments et les vendent au menuisier Gérard Gagné.

Maison Henri-Honoré-Robertson

252, rue Saint-Ignace

Cette maison a été construite avant 1872 dans la partie rurale de la paroisse Saint-Thomas. Ainsi, elle s'est greffée à une terre agricole ayant été très tôt assujettie aux droits seigneuriaux. Avec son toit mansardé recouvert de tôle à la canadienne, on peut l'identifier au style Second Empire. À l'origine plus modeste, cette maison a fait l'objet d'un agrandissement vers l'ouest comme en témoignent l'asymétrie de ses fenêtres et une ligne de séparation sur le toit. Le plus ancien propriétaire connu est le marchand Joseph Mercier. En 1872, celui-ci procède à la vente. C'est l'arpenteur Henri-Honoré Robertson qui acquiert cette imposante demeure à toit mansardé ainsi que ses dépendances. Après son décès, elle passe aux mains de sa femme, Marie-Louise Thompson. En 1894, celle-ci décide de vendre la maison, le terrain et les bâtisses dessus construites à Marie-Hortense Bernier, veuve du cultivateur Cyrille Bernier. L'ensemble de la propriété sera cédé à Ludger Couillard en 1901.

Maison Joseph-Mercier

255, Saint-Ignace

Cette maison a été construite en 1872 comme en témoigne une pierre millésimée trouvée dans les fondations. Elle se situe dans un secteur qui s'est urbanisé dans les décennies suivantes. Son architecture se démarque des autres maisons environnantes qui s'inspirent davantage du style néoclassique. La propriété comprend encore aujourd'hui les anciennes glacière et latrine. Les caractéristiques architecturales de cette maison sont étroitement liées au style Regency qui a été populaire au XIXe siècle, notamment chez les marchands et les professionnels. Son toit à quatre versants, associé à une ornementation chinoise, rappelle une mode de cette époque qui valorisait la culture chinoise.

Il est difficile de constituer la liste des premiers propriétaires et occupants de cette maison car la propriété concerne trois lots. En 1872, le marchand Joseph Mercier vend trois terrains à l'arpenteur de Lévis Henri Robertson. Mais, selon les actes notariés, Joseph Mercier semble se réserver une résidence avec hangar et engrais sur l'un de ces trois terrains. Est-ce cette demeure? Pour sa part, Robertson ne tarde pas à quitter Lévis pour s'établir à Montmagny dans les années suivantes. La lumière n'est pas faite sur la façon dont il devient propriétaire de cette maison. Nous savons par contre, qu'elle passe probablement aux mains d'Étienne Fournier avant d'être achetée par William Price. Ce dernier la vendra le 14 mai 1908 à Alphonse Thibault. Cette résidence restera dans la famille Thibault jusqu'en 1963, puis la famille de Rosaire Chabot en fera l'acquisition. Elle sera plus tard acquise par Michel Morency et transformée en résidence pour personnes âgées.

Maison Charles-Joncas

265, rue Saint-Ignace

Cette maison a été construite entre 1880 et 1884. Elle se situe dans un secteur résidentiel de la ville où l'on pouvait trouver de petits commerces au XIXe siècle. Selon les recherches effectuées, il est probable qu'un magasin ait été ouvert à l'est de cette maison dans les années 1920, peut-être celui d'un marchand général. Les caractéristiques de cette résidence illustrent à n'en point douter l'éclectisme que l'on pouvait constater dans l'architecture québécoise de la fin du XIXe siècle. D'abord, elle possède un plan surélevé ainsi qu'un toit mansardé qui sont le signe d'une influence du style Second empire. Également, sa galerie et ses colonnes démontrent une inspiration néoclassique. Enfin la baie en saillie, son toit en bardeaux en forme d'écailles ainsi que ses nombreuses moulures, ajoutent de façon évidente un esprit victorien à l'ensemble. Les vérandas du côté ouest et nord représentent ce caractère pittoresque qui était encore bien présent à l'époque.

Cette maison a été construite par Charles Joncas. Elle sera la propriété de Félicité Joncas en 1880 qui en hérita de ses parents. Après son décès, elle passe aux mains de son mari Joseph Fournier. Celui-ci convolera en justes noces en 1885 avec Emma Gaudreau. En 1922, Joseph Fournier lèguera sa résidence à François-Xavier Dionne, le fils de sa deuxième épouse. Ce dernier est dessinateur et il se fait connaître comme marguiller de la paroisse Saint-Mathieu. Il vendra une partie de sa propriété à Damecil Gaumond en 1937, mais à la condition que le nouveau propriétaire déplace le magasin attenant à la maison. Cette résidence restera aux mains de la veuve de Dionne jusqu'en 1973.

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Imprimé le : 17 octobre 2018