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Secteur du Bassin

Le secteur dit du Bassin de Montmagny témoigne d'une histoire marquée par des activités économiques reliées à la navigation, au commerce du bois et à la construction navale, mais aussi de la présence du domaine seigneurial de la rive droite de la rivière du Sud, qui dans le premier quart du XVIIIe siècle comprend un manoir et un moulin à farine.

Depuis 1675, la force hydraulique de la rivière permet d'actionner la roue des moulins à farine et des scieries érigées au pied de la chute de la rivière du Sud. Au début des années 1800, une petite chaussée est aménagée dans le lit de cette rivière pour amener l'eau au moulins banal et la à scierie. À partir des années 1830, c'est la compagnie Price Brothers qui exploitera la scierie construite par les Couillard-Dupuy. Afin d'acheminer les billots de bois vers les bateaux ancrés dans le bassin, elle aménage un arboriduc. Au début des années 1900, une pulperie sera ajoutée aux installations de la scierie. Une modeste centrale électrique y est également construite en 1908. La construction navale a marqué les abords du secteur du bassin. Avant l'arrivée du chemin de fer, le transport maritime effectué par goélette est le seul moyen de transport de marchandise possible entre Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille, les paroisses environnantes et Québec. Dès la fin des années 1680, le charpentier de navire Jean Langlois ouvre un petit chantier, de même que le chaloupier Mathieu Durocher au début des années 1760. Une centaine d'années plus tard, la construction navale y est florissante. De petites maisons de colons ou de pêcheurs aujourd'hui disparues et bordant un léger escarpement s'y trouvaient. Une douzaine de constructeurs de navires mettent en chantier un peu plus d'une vingtaine de bâtiments, surtout des goélettes. La famille Lachance a profité de la localisation de ce lieu pour exploiter un petit chantier de construction navale à partir de 1945.

Après l'abolition du Régime seigneurial en 1854, la famille Couillard-Dupuy a permis à des ouvriers de se construire des maisons sur leur fond de terre. Ainsi, un certain nombre d'entre elles s'échelonne à l'est de la rue des Canotiers. La quasi absence de résidences entre celle-ci et la rivière s'explique par l'établissement d'une carderie sur cette étroite bande de terrain dans la première moitié du XIXe siècle et plus tard par la présence d'une desserte de chemin de fer menant aux moulins des Price.

Le Manoir Couillard-Dupuy

301, boulevard Taché est

L'histoire du Manoir Couillard-Dupuy est intimement liée au morcellement de la seigneurie de la Rivière-du-Sud qui s'est effectué dans les années 1740. A cette époque, Paul Couillard, fils de Louis-Couillard II, ajoute à son nom le patronyme Dupuy en l'honneur de son oncle Paul Dupuy qui l'avait adopté après le décès de sa mère en 1710. Petit-fils de Paul, Jean-Baptiste Couillard-Dupuy qui fut seigneur du domaine de la rive droite de la Rivière-du-Sud entre 1797 et 1841 se fait construire cette résidence en 1798. Le toit aigu à deux versants et les fenêtres françaises à douze carreaux de l'ensemble témoignent de l'esprit français de la fin des années 1700. Rappelons que ce manoir a sans doute été construit sur les ruines du précédent, brûlé lors de l'incendie de la Côte-du-Sud par les militaires anglais.

Le manoir se situe sur un domaine important qui s'étend jusqu'au bassin de la rivière du Sud. Au sud, on y trouva longtemps une zone marécageuse dépourvue d'arbres appelée dans le langage populaire la « savane ». Celle-ci s'étendait au nord presque jusqu'à la rue Saint-Ignace. Le seigneur en profite pour faire construire un moulin à scie à proximité des chutes. Il ajoute à son domaine un four à pain, aujourd'hui abrité par un bâtiment identique à l'original. Au cours des années, cette maison a subi plusieurs modifications. Un appentis situé à l'est lui était ajouté vers 1835. Dans les années 1940, le manoir possédait au nord une galerie s'étendant sur toute la façade, mais celle-ci disparaissait dans les années suivantes. Classé monument en 1961 par le ministère des Affaires culturelles, son intérieur a été considérablement modernisé en 1969. Toutefois, en 1988, on procédait à la restauration extérieure du bâtiment en lui redonnant l'aspect qu'il avait sur des photographies d'époque. On lui ajouta ainsi, une galerie au nord et une véranda au sud. Depuis 1992, il abrite le Musée de l'accordéon.

Maison Louis-Couillard-Dupuis

7, rue des Canotiers

Cette maison a été érigée sur un vaste lot que possédait Louis-Couillard Dupuis (père) en 1877. Durant une certaine période, Couillard-Dupuis pourrait bien avoir ont loué une bonne partie de son terrain afin de permettre à certains travailleurs de se construire. Ainsi, les terrains n'appartenaient pas aux propriétaires des maisons. Ces derniers devaient donc nécessairement se construire des maisons en pièce sur pièce et l'assembler en queue d'aronde de manoir à pouvoir les démonter et les déménager. D'ailleurs, une hypothèse veut que cette maison fût située sur un autre site et qu'elle ait été déménagée sur son emplacement actuel.

La maison Louis C. Dupuis a été construite dans l'esprit du style dit Regency. Ce type architectural correspond généralement à la villa du XIXe siècle. Celle-ci se retrouve normalement en milieu semi-urbain ou rural et elle est entourée d'un terrain assez vaste permettant d'aménager un jardin. Le toit à quatre versants de cette maison caractérise ce style architectural. En façade, les fenêtres sont flanquées par des persiennes et surmontées de quelques éléments décoratifs.

Il est difficile de connaitre les propriétaires de cette maison avant 1882. Après cette date, il faut attendre 1910 pour assister à la location du terrain et à la vente d'une maison de Elud Bélanger et Azilda Tardif à Alfred Paradis, tous deux commerçants à Rivière-du-Loup. En 1941, Louis Couillard-Dupuis, fils reconnaîtra que l'ensemble du terrain et de cette maison appartient à la famille Paradis.

Maison Émile-D'Amours dit Courbron

304, rue Basse-Bretagne

L'histoire de cette maison n'est pas sans lien avec l'ancien domaine de la famille Couillard-Dupuis, propriétaire de la partie est de la seigneurie de la Rivière-du-Sud. Elle se situe dans un hameau formé à la fin du XVIIIe siècle où gravitent à plusieurs activités économiques. De fait, la présence d'une carderie, d'un moulin à farine, d'un moulin à scie et d'un petit chantier de construction navale attire une main-d'oeuvre spécialisée. C'est sans doute pour cette raison que certaines maisons ont été habitées par des artisans et des pêcheurs.

Au début des années 1880, la propriété appartient au juge de paix Louis-Couillard-Dupuis et sa femme Henriette Giasson. Après avoir appartenu à cette ancienne famille de seigneurs, elle passe en 1917 aux mains du journalier Emile D'Amours dit Courbron (Courberon). Momentanément acquise par l'avocat Maurice Rousseau, elle est acquise successivement par le contremaitre et charpentier de navires Joseph Marticotte (1927), le cultivateur Joseph Thériault (1931), le menuisier Napoléon Lebel (1949) et le pêcheur Jean-Marc Lachance (1958).

Cette résidence a été construite après 1840. La présence de certaines de ses caractéristiques architecturales le démontrent : la cave, la galerie, la hauteur des fenêtres et l'angle du toit. À l'arrière, une petite véranda augmente le volume de la maison. À l'est du bâtiment, un petit garage y a été ajouté après sa construction. La porte de la façade témoigne de l'influence du style néoclassique prédominant dans l'architecture après les années 1850. La galerie est ornée d'un garde corps dont les balustres de métal éléments rappellent étrangement la forme de patins à glace.

Ancien Moulin à farine Jean-Baptiste-Couillard Dupuy

22, rue des Canotiers

Dès 1675, la force hydraulique de la rivière a permis de faire tourner les roues des moulins à farine des seigneurs Couillard. Cette année-là, Louis Couillard demandait à Mathurin Morisset de lui construire un moulin à farine de 20 pieds de longueur sur 18 de largeur. Ce premier bâtiment sera toutefois la proie des flammes en septembre 1759, lors de l'incendie de la Côte-du-Sud par les Anglais. Il sera reconstruit en 1761 à partir des ruines du précédent. Il mesure alors 30 pieds de longueur sur 26 de largeur. Une petite maison logeant le meunier sera construite à proximité. Avant 1845 on le désignera sous le nom de Grand Moulin pour le distinguer du Petit Moulin construit en bordure de la rivière des Vases

Afin de répondre à la demande, le seigneur Jean-Baptiste Couillard Dupuy fait construire un nouveau moulin en 1845, lequel sera sous la responsabilité du charpentier Antoine Barlebel. Doté cette fois de quatre moulanges, il mesure 70 pieds de long sur 36 de large. Comprenant un logement pour le meunier, le bâtiment possède deux étages. L'accès à la partie du moulin se fait par le sous-sol.

Ce moulin connaît une histoire tragique. Sa partie inférieure a subi des dégâts lors de l'importante inondation de 1968. Ce bâtiment subit différentes transformations au cours des ans. Il se présente avec deux sections bien distinctes. La partie est comprend deux étages, mis à part le sous-sol. Deux lucarnes imposantes brisent la pente du toit, au nord comme au sud. Le moulin sera la proie des flammes le 20 novembre 1976. Sa partie Ouest disparaîtra en même temps qu'un ancien bâtiment abritant anciennement les installations de la compagnie Price. La résidence incorporée au bâtiment subira par la suite une restauration, tout en adoptant le style extérieur des maisons du XIXe siècle. Aujourd'hui, deux petites lucarnes ornent la chute du toit recouverte de tôle à la canadienne. En une centaine d'années, ce moulin est passé entre les mains de plusieurs propriétaires. Mentionnons la famille Couillard-Dupuis, la Lotbinière Lumber Pulp and Paper, la Price Brothers et Émile Collin.

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Imprimé le : 24 juillet 2017