EXPOSITION | FRAGMENTS DE NOTRE PASSÉ

PRÉSENTÉE DU 7 JUIN AU 17 OCTOBRE

 

« Fragments de notre passé » met en lumière le patrimoine archéologique magnymontois et trace un portrait des premiers habitants de la Seigneurie de la Rivière-du-Sud, dont les 375 ans sont célébrés en 2021. 

Tirés des riches collections archéologiques de la Ville de Montmagny, de l'Université Laval et de la Ville de Québec, les nombreux artéfacts exposés témoignent de l'occupation ancienne du territoire par les Autochtones et de celle des défricheurs d'origine européenne. Grâce à ces « fragments de notre passé », savamment intégrés dans les décors créés sur mesure, les visiteurs découvrent le mode de vie de ceux et celles qui ont foulé cette terre il y a près de 5 000 ans jusqu'au milieu du 18e siècle.

Parmi les pièces présentées, on trouve notamment la plus vieille pièce de la collection archéologique de la Ville de Montmagny, soit une pointe de projectile datant d'environ 5 000 ans.  Deux bagues de cuivre habillement ouvragées sont également exposées, des découvertes uniques en leur genre à avoir été faites au Québec.

 

L'exposition est rendue possible grâce à la participation du ministère de la Culture et des Communications du Québec.


Cette imposante pointe de projectile a été taillée à même un chert Onondaga, un matériau qui provient du sud de l'Ontario et du nord-ouest de l'état de New York. Elle est un témoin de l'important réseau d'échange qui tenait cours déjà à cette époque très ancienne. La configuration de la lame porte à croire que celle-ci a été réaffutée. Il est ainsi possible qu'à la fin de sa vie utile cette pointe ait été utilisée comme couteau qui aurait pu être semblable à la reproduction. Des pointes similaires ont été datées d'environ 4 800 ans dans la région de Lévis. Ceci ferait de cet objet l'un des plus anciens artefacts découverts sur notre territoire.


Cette belle petite bague est l'une des deux retrouvées sur le site de la maison Pierre-Bellanger. Elle est réalisée en fils de fer cuivreux torsadés en forme de fleur, agrémentée d'une perle de verre bleu. Elles sont certainement les artefacts les plus touchants découverts. Elle a fort probablement appartenu à une fillette. Elle témoigne en outre du niveau relativement aisé de la famille Bellanger. Elle a été enregistrée à la collection archéologique de référence du Québec, car elle constitue un rare exemple d'objet complet sur lequel des perles de verre ont été retrouvées, en contexte d'utilisation.


Cette superbe pointe de harpon à barbelures fabriquée dans de l'andouiller a été retrouvée par un citoyen sur la batture de la Pointe-à-Lacaille à la hauteur des Galeries Montmagny. Comme le présente la reproduction, cette pointe était emmanchée à un harpon qui était utilisé pour la pêche ou la chasse aux mammifères marins. À une époque pas si lointaine, ces derniers se retrouvaient couramment dans notre secteur du fleuve.

Lieu historique national du Canada
de la Maison sir Étienne-Paschal-Taché

 

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