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Avis publié le 2 novembre 2026 - 15 h 50
Coupure d'eau, suivi d'un avis préventif d'ébullition | secteur de la rue Coulombe
En raison d'imprévus, la coupure temporaire d'alimentation en eau a été reportée au mardi 3 novembre. Elle sera suivie d'un avis préventif d'ébullition de l'eau. En savoir plus
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Du 14 au 23 octobre, une équipe d'archéologues a mené des fouilles dans le secteur de la pointe aux Oies et sur le site Simoneau-Tardif à Montmagny. L'objectif ? Mieux comprendre l'occupation du site au fil des siècles. L'analyse des éléments recueillis permettra de voir quelles réponses se dessinent.
Des témoins de différentes époques
« Les éléments trouvés en 2019 sur le site Simoneau-Tardif, notamment la mise au jour d'un foyer contenant des fragments de poterie vieux d'environ 2 400 à 1 500 ans, démontraient déjà le fort potentiel archéologique du secteur. La poursuite des recherches en 2026 par l'équipe d'Artefactuel a permis de révéler deux nouveaux foyers et une multitude d'objets anciens associés à l'occupation des lieux », mentionne Patrick Morency, coordonnateur culturel et touristique à la Ville de Montmagny.
Parmi les trouvailles inattendues, notons la cinq perles de verre datant probablement du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Introduites par les Européens, ces perles jouaient un rôle important dans le commerce des fourrures en Nouvelle-France. Elles étaient en effet prisées des Premières Nations pour confectionner des bijoux, orner leurs vêtements ou effectuer des échanges entre nations. Cette découverte, faite en association avec une structure de foyer, laisse croire que le site aurait été fréquenté durant la période de contact entre les Autochtones et les Européens, s'ajoutant ainsi aux traces d'occupation beaucoup plus anciennes déjà mises au jour.
Cette année, les archéologues ont également trouvé des fragments de poterie, des éclats de pierre taillée, ainsi que divers outils en pierre, dont deux bifaces, c'est-à-dire des pièces minutieusement façonnées sur leurs deux faces afin d'aménager un tranchant sur le pourtour de l'objet et de leur donner une forme stéréotypée. Un de ces outils pourrait avoir été fabriqué en chert Onondaga, une pierre provenant de l'état de New York ou du sud de l'Ontario et couramment utilisée pour la confection d'outils. Ces découvertes apportent de nouveaux indices sur l'occupation et la fréquentation du site à différentes périodes. Leur analyse contribuera à affiner la compréhension des activités qui s'y sont déroulées et à enrichir les connaissances sur l'histoire des lieux.
Des recherches déjà amorcées à la pointe aux Oies
Au fil des ans, le secteur de la pointe aux Oies a généré plusieurs découvertes, mais toujours en surface. De nombreux artéfacts ont en effet été retrouvés fortuitement sur la batture, dont une hache de pierre âgée d'environ 5 000 ans. Pour cette campagne de recherches, les archéologues espéraient dénicher, dans les différentes couches du sol, des indices permettant de rattacher ces vestiges à des périodes d'occupation précises. Le terrain n'a toutefois pas livré les réponses attendues.
« L'occupation des lieux par un camp militaire entre 1942 et 1946 semble avoir profondément perturbé les couches archéologiques, ce qui limite notre capacité à retracer avec précision certaines occupations plus anciennes », explique M. Morency.
Bien que le terrain n'ait pas apporté les réponses espérées, les découvertes réalisées contribuent à enrichir les connaissances sur l'histoire du site et sur les différentes communautés qui l'ont fréquenté au fil du temps. Les analyses et le rapport archéologiques permettront de mieux comprendre la portée de ces révélations.
Les artéfacts demeureront dans la collection de la Ville alors qu'une présentation publique des résultats est envisagée pour l'automne 2027. Les citoyennes et citoyens curieux peuvent, dès maintenant, consulter l'exposition Fragments de notre passé, disponible en ligne sur le site Internet de la Maison sir Étienne-Paschal-Taché, pour en apprendre davantage sur les trouvailles antérieures.
Notons que les fouilles ont été réalisées par l'équipe d'Artefactuel, grâce à la collaboration de la Ville de Montmagny, de la MRC de Montmagny et du gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d'ententes en patrimoine. La Ville tient à remercier les propriétaires qui ont autorisé les recherches sur leurs terrains et ainsi contribué à une meilleure connaissance de l'histoire locale.